13 avril 2006

Dresden Dolls - Yes, Virginia

01. Sex Changes
02. Backstabber
03. Modern Moonlight
04. My Alcoholic Friends
05. Delilah
06. Dirty Business
07. First Orgasm
08. Mrs O
09. Shores Of California
10. Necessary Evil
11. Mandy Goes To Med School
12. Me & The Minibar
13. Sing

Dresden Dolls n’est pas une équipe de gymnastique est-allemande. Mais tes larmes n’y pourront rien changer. Amanda Palmer (piano, voix, hystérie) et Brian Viglione (batteur, énergie) ont laissé au vestiaire leur combinaison de gymnaste et forment aujourd’hui l’un des rares duos punk cabaret américain. Reprenant l’imagerie du cabaret allemand des années 20, plus précisément celui émergeant sous la République de Weimar (voir cours d’Histoire niveau lycée), Dresden Dolls cultive dans sa musique le drame et la violence.

Essayez d’imaginer Nico (celle du Velvet Underground, pas Nicolas Peyrac) percutant de plein fouet Muse, tirant derrière lui PJ Harvey sur des dizaines de mètres, écartelant Courtney Love parce qu’elle l’a bien cherché et vous pourrez vous vanter d’avoir beaucoup d’imagination… Tout comme les duos Sonny & Cher, The White Stripes, Simon & Garfunkel ou encore Wham!, Dresden Dolls possède une identité musicale qui capture l’ambiance de son époque. Entre introspection, mal-être, crise existentielle, titres bouillonnants et chansons douces que me chantait ma maman, enrobé d’un concept musical original, Yes, Virginia promet des concerts enflammés pour 2006.

Une dernière chose: si jamais vous êtes psychologiquement fragile, l’écoute des Dresden Dolls risque d’aggraver votre cas. En conséquence, suivez un traitement, faites du sport et, seulement ensuite, délectez-vous de leur musique.

Mr Grieves (Indiepoprock.net)

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