14 novembre 2005
Qui est BigStuf?
Basse/chant: AlexanderGuitare: David Haircut
Batterie: Jérôme
"Passer pour un idiot aux yeux des imbéciles est un plaisir de fin gourmet."
La nouvelle pourrait faire la couverture de Rolling Stone, alors faites passer : à l’origine, les Beastie Boys n’étaient pas trois, mais quatre. Ouaip. Un quatrième Beastie Boy. Chanteur. Bassiste. Cramé. Son blase ? "Mr. Big Alex" ou "MC A/A" ou "Double A", ça dépend des démos –cherchez sur le Net, vous verrez. En 1986, juste avant la sortie de License To Ill, Big Alex fut remercié pour des raisons pratiques ("Bordel, on tient plus dans les loges, va falloir partager les meufs, et qui c’est qu’a fini la Corona ?") ; et aussi –on va pas se mentir- à cause d’une vilaine rivalité avec l’ami MCA. Forcément. Un peu comme Stuart Stucliffe, le cinquième Beatles, dégagé par Lennon.
Alors Alex rentre à Washington DC. Il n’a plus le goût des corn flakes. Pleure dans sa bière. Oublie de se brosser les dents. Découvre le cinéma suédois. Collectionne les tickets d’entrée des parcs d’attractions. Coache des présentateurs télés et devient pote avec Howard Stern. Il se rend compte d’une chose : sous la douche et dans les karaokés nippons, il chante de mieux en mieux. Noël 1991 : premier combo solo => Rockmastergeneral, du jazzy rock mélodique qu’on entend dans tous les rades de la capitale puis dans tout le pays grâce au single Suitcase in My Hand, ballade malade très… Beastie Boys, qui hurlent au Sabotage.
Alors Alex quitte l’Amérique. Direction l’Europe. Danemark, Pologne, Allemagne, Italie : Alex fait le tour du vieux continent et chope en chemin deux compères : David (guitare) et Brian (batterie), "le meilleur band de toute ma life" comme il dit. BigStuf qu’ils décident de s’appeler. Histoire de mettre le paquet. Le truc, c’est que les mecs viennent d’arriver à Paris. Gibus, Pop In, la Scène, l’Entracte, la Flèche d’or, Café Montmartre, Balle au bond, Plan, ça dépote déjà. Le buzz est lancé.
BigStuf ? Du punk/rock serré, "no brain", chaud bouillant. Et un frontman cinglé d’influence Wayne’s World démontrant sous casquette les bienfaits de l’onanisme entre copains. Peut-être –peut-être- le nouveau cauchemar de l’Amérique. Tube manifeste : Cuz We Are BigStuf, qu’on verrait d’urgence à la fin d’un teen movie nerd façon folle journée de Ferris Bueller. Plus une quinzaine de chansons brisées, foutraques, à la limite de l’apoplexie, complètement connes ou carrément géniales, au choix. Une partouze bon enfant entre le sexy rock du Jon Spencer Blues Explosion, la force de frappe des Queens of the Stone Age et l’accroche aérienne des Pixies. Plus une reprise furieuse du Walk Like An Egyptian des Bangles, déjà culte, en bonus.
Le tout, of course, auréolé d’un imaginaire fleuri : Alex, tu nous expliques ce premier maxi ? "Yes dude. Pink Bear évoque des oursons roses qui écoutent la radio ; Super Underachiever c’est l’histoire d’une Suédoise qui n’est pas blonde et du mec qui essaye de se la taper ; Holiday est une invitation à venir faire la fête avec BigStuf, car sans vous ce n’est pas une fête ; et Glory explore ces moments où BigStuf n’est pas content autour du rapport entre la gloire, l’argent et le pouvoir. Sans oublier Cuz We Are BigStuf, parce que c’est plus poli de se présenter à la fin, bande de petits motherfuckers".
Le meilleur (ou le pire, on ne sait plus) c’est que BigStuf prépare un disque. Titre provisoire : Carnage & Condoms. S’agirait d’en prendre plein la gueule, enfin.
Richard Gaitet – Technikart / Standard Magazine.
Plus de son sur www.myspace.com/lebigstuf!
16:40 Publié dans Biographie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


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